Louis Olmeta // crédit photo: Alexandra Olmeta

Louis Olmeta

Louis Émile Robert Olmeta, connu en son temps pour sa gentillesse et pour son élégance (on peut l’admirer à gauche, avec un superbe gilet à poids croisé, montre à gousset dans la poche, une veste en drap de laine épaisse et un col de chemise rigide typique, que dire aussi de cette moustache fantastique). Il est aussi un héros de la Première Guerre mondiale.

Il voit le jour le 27 juillet 1877 au domicile de ses parents au 30 rue Poulet dans le 18e arrondissement de Paris. Sa mère, Emilie Nivelt est d’origine tchèque, son père, Laurent Olmeta est Corse. Sa famille est relativement aisée. ses parents seront plus tard propriétaires d’un appartement au 26 rue Vivienne dans le deuxième arrondissement parisien. Appartement d’où son père gère également ses affaires professionnelles.

Détenteur du certificat d’études, Louis exercera la profession d’employé de commerce. Il est issu d’une fratrie de 3 frères, Maurice, André et Gaston, dont il est très proche, ainsi que de la femme de se dernier, Régine.

Il se marie le 29 septembre 1906 à Paris avec Charlotte. Mais la Première Guerre mondiale va définitivement les séparer. Charlotte décède en 1916 pendant la période de captivité de Louis. Il épouse Marcelle sa deuxième femme le 30 novembre 1918 toujours à Paris, avec laquelle il aura 2 enfants: Jacques (17 mai 1919 / 15 septembre 1919) et Claude (27 novembre 1920 / 31 mai 2013).

Doué pour les arts comme le reste de sa famille, il joue parfaitement bien du piano. Lors de son incorporation militaire, il sera d’abord élève musicien puis musicien et joue de la clarinette dans l’armée.

Doué pour les arts comme le reste de sa famille, il joue parfaitement bien du piano. Lors de son incorporation militaire, il sera d’abord élève musicien puis musicien et joue de la clarinette dans l’armée.

La Grande Guerre et le 26 RIT

Il s’engage volontairement dans l’armée le 14 mars 1898 bien qu’il soit inscrit sur la liste de recrutement de 1897. Il entre dans le 26ème Régiment d’infanterie Territoriale.

Lors de la mobilisation en 1914, il est affecté à la 12ème compagnie en temps qu’infirmier. Le 26 R.I.T, Louis fera partie du 3ème Bataillon dirigé par le commandant Charles. est composé de moitié de Parisien et de Mayennais. Les parisiens arrivent par train entier le 3 août 1914 à la gare de Mayenne.

Les 12 et 13 août, les 3 bataillons que forment le 26 R.I.T, prennent le train et cantonnent dans le sud de Paris. Le 18, ils débarquent dans la région de Douai et marcheront sur les routes du Nord jusqu’au 22 août. Le 3ème bataillon reste au cantonnement de Saint-Aubert, aux ordres de la 167e brigade. Le 24, le bataillon est dirigé sur Thun-l’Evèque. Le but est de couvrir Cambrai, mais il se fait submergé par le nombre. Pendant plusieurs heure, la 12ème compagnie bloque l’accès aux écluses mais l’ennemi arrive à atteindre Ramillies. Le commandant Charles est tué à cheval de la main d’un officier Allemand.

Louis Olmeta est fait prisonnier ce jour là. Il est envoyé au camp n°1 de Sennelager en Westphalie, puis à celui de Heuberg à Baden.

Il est libéré le 4 octobre 1916, pour revenir au combat comme ambulancier le 14 février 1917, puis à nouveau comme infirmier en équipe chirurgicale le 15 juin 1917 jusqu’à la fin de la guerre. Il sera démobilisé le 30 Janvier 1919.

Une vie paisible

Après la guerre, il connaitra une fin de vie paisible et anonyme.

À la fin des années 40, il décide de construire sa maison à Cély-en-Bière en Seine-et-Marne. Il y coulera une fin de vie douce avec sa femme.  D’après leur fils, Louis et Marcelle étaient un couple fusionnel et n’ont jamais eu de conflits entre eux. Il s’éteindra le 5 mai 1957 à son domicile.

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