Le Lin, fibre géniale et écologique

Linum usitatissimum

Ou lin cultivé est issu de la famille des linacées de la classe des magnoliopsida.

Il s’agit d’une plante annuelle qui nécessite peu de ressources naturelles. Elle supporte mal les apports graissant du fumier ou de trop grosses quantités d’azote, il faut donc une fertilisation faible. De plus elle ne requiert que très peu d’eau. Sa pousse est rapide, entre 5 et 7 semaines et la tige peut atteindre un mètre. Cependant, la rotation entre deux pouces sur une terre est de 6 à 7 ans afin d’éviter la prolifération de champignons dangereux.

La culture du lin

Afin d’obtenir la fibre de lin que l’on va pouvoir tisser, il va falloir suivre 4 étapes, l’arrachage, le rouissage, le teillage et enfin le peignage et filature.

Pour conserver la longueur de la fibre, le lin doit être arraché et non pas coupé. On ne va pas s’étendre sur cette étape, je pense que tout le monde a compris le principe.

La deuxième étape, le rouissage. La plante est laissée en botte couchée au sol. Les conditions climatiques actives des micro-organismes et champignons qui vont s’attaquer aux ciments qui les fibres entre elles. Cette étape dure environ sept semaines.

Concernant la troisième étape. Il s’agit d’une action mécanique qui permet de « disséquer » la plante et d’en extraire la fibre dite teillée. C’est la fibre la plus qualitative, elle est utilisée pour l’habillage et l’ameublement. Cette étape est, vous l’aurez compris de celle du teillage.

On retire de cette étape d’autres fibres plus grossières ainsi que les graines de la plante. Tout s’utilise dans le lin! Combiné à ses faibles besoins de ressource, cela en fait une fibre vraiment intéressante.

Vient enfin la filature, c’est l’étape où l’on créera le fil de lin. Soit par filature au mouillé qui donne les fils de plus haute qualité que l’on exploite pour l’habillement et l’ameublement. Soit par filature dite au sec, dont le procédé ressemble à celui de la laine. Les fils obtenus sont eux plus grossiers et rugueux. Ils servent principalement aux tissus techniques et cordages.

L'utilisation

Depuis des millénaires, les archéologues ont retrouvé des fibres de lin un peu partout dans le monde. Le lin servait déjà à l’habillement et à la momification en Égypte il y a 8 000 ans. Sa culture en Asie Mineure est au moins aussi vieille. Des fibres torsadées et teintes ont été retrouvées dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie, elles datent de 36 000 ans avant notre ère. (voir)

De nos jours, la France est l’un des plus grands producteurs mondiaux de lin avec 100 000 hectares cultivés en 2018 (la Bretagne, Normandie et Picardie en tête). Et pourtant il n’y avait jusqu’à cette année plus de filatures dans notre pays. On peut cependant retrouver un d’espoir, le groupe Velcorex s’est attaché à corriger le problème et va rouvrir une filature en 2020 (voir). L’Europe de l’Est en produit également beaucoup, et il existe une filière de très haute qualité en Irlande.

Crédit photo : Tunique en lin plissé, 2033-1710 av. J.-C, Musée du Louvre

Les propriétés thermorégulatrices du lin

Le lin possède une très grande propriété thermique, il est d’ailleurs souvent utilisé dans l’isolation de bâtiment.
Pouvant absorber une grosse quantité d’eau et séchant rapidement il offre une grande fraîcheur pour l’été. De plus, il est assez facile d’entretien et ne peluche pas en plus d’être très résistant. On peut également parler de ses propriétés antibactériennes et antiallergiques (il ne retient que peu les mauvaises odeurs).
Il est acquis pour beaucoup de monde que le lin est un tissu estival, mais j’aimerais te détromper à ce sujet. Moi-même grand amateur de cette fibre, je n’ai aucun souci à en porter l’hiver, tout dépend du poids du tissu.
Un tissage entre 100 et 150 grammes est parfait pour l’été. À partir de 200 grammes et plus vous obtenez une toile épaisse qui, porter en layering (le layering est un anglicisme qui désigne la superposition de plusieurs couches de vêtements) s’accommode très bien aux températures basses.
À la vue de tous ce descriptif, on peut ce dire que cela représente énormément de qualité pour finalement pas ou peu de défauts. Et je dois bien vous avouer que je ne sais pas pourquoi il n’est pas plus utilisé dans le monde de l’habillement (même si 50 % de la production actuelle sert à cela, la production reste faible en comparaison du coton). Je ne me prétendrais pas suffisamment expert du sujet pour répondre à cela.
En tout cas, le mouvement de prise de conscience écologique qui touche notre société lui permet de revenir en force sur le marché. Et ça, c’est vraiment une superbe nouvelle.

Je voulais vous présenter ces trois superbes pièces en lins

Les trois vêtements présentés ici sont originaire du Royaume-uni, fait en Europe et composé avec du lin irlandais. Pour posséder personnellement les deux premières pièces, je vous assure que la qualité est impeccable. 

Concernant Inis meain (pull) Leur réputation n’est plus à faire non plus. 

La fiche technique

  • Thermorégulant
  • Résistant
  • Ecofriendly
  • hypoallergénique
  • Saisonnalité: 4 saisons
  • Lavage à 30° et 40° pour le linge de maison
  • prélaver les taches avec un savon adapter
  • limiter l’essorage (400 trs)
  • repassage a fer chaud sur l’envers tissu légèrement humide

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